Séquence n°1 : Candide, Voltaire – l’argumentation – le siècle des Lumières
Objet d’étude : Convaincre, persuader et délibérer : l’essai, le dialogue et l’apologue.
Perspectives d’étude : - Argumentation et effets sur le destinataire : l’ironie, les genres argumentatifs.
- Genres (genres argumentatifs) et registres (pathétique, comique, ironique).
Problématique choisie : Par quels moyens l’auteur parvient-il à susciter une réflexion chez son lecteur (ironie, apologue, pathétique, utopie…) ?
A- Lectures analytiques
- Voltaire, Candide, « L’incipit » (chapitre 1) (1759).
- Voltaire, Candide, « La guerre » (chapitre 3) (1759).
- Voltaire, Candide, « l’esclavage » (chapitre 19) (1759).
- Voltaire, Candide, « la fin du voyage » (fin du chapitre 30) (1759)
B- Documents complémentaires
→ Les Lumières :
- document Diderot, article « encyclopédie », Encyclopédie, 1751-1772
- Voltaire, Dictionnaire philosophique, « Liberté de penser », 1764
- Kant, Qu’est-ce que les Lumières, 1784
- Gravure du XVIIIème, de Pierre Charles Baquoy, Frédéric II le grand (roi de Prusse) rend visite à Voltaire
→ étude des couvertures de Candide de Voltaire
→ l’optimisme philosophique (topo)
→ l’esclavage : (stratégies argumentatives)
- Montesquieu , « De l’esclavage des nègres » (1758)
- Voltaire, Candide, « l’esclavage » (chapitre 19) (1759).
- Jaucourt, L’Encyclopédie, extraits : art. « Esclavage », « Traite des nègres »
- Toni Morisson, Beloved (XXème)
→ la guerre : (les stratégies argumentatives)
- Candide, Voltaire, 1759
- Encyclopédie, article « Paix », Damilaville – 1751-1766
- « Le Mal », Arthur Rimbaud, 1870
- « Guernica », Picasso, 1937
→ l’utopie et la contre-utopie : (nature, valeurs, évolution)
- Thomas More, Utopia (XVIème)
- Rabelais, Gargantua (XVIème)
- Voltaire, Candide (XVIIIème)
- Georges Perec, W ou le souvenir d’enfance (XXème)
- Eric Chevillard, Choir (XXIème)
C- Etudes complémentaires
- la valeur argumentative de l’ironie.
- L’épisode de la vieille : une mise en abîme du conte.
D- Lecture cursive
Une œuvre à lire au choix dans la liste
Séquence n°2 : Le théâtre - Ionesco, Rhinocéros¬¬¬ - 1959
Objet d’étude : Le théâtre : texte et représentation.
Perspectives d’étude :
- Les genres (le théâtre) et les registres (tragique, dramatique).
- Effets sur le destinataire : la catharsis.
- En quoi cette pièce met-elle en scène les mécanismes de la nazification, des phénomènes de groupes, de la mort de l’humanisme ?
A) Lectures analytiques
- Ionesco, Rhinocéros, premier tableau (extrait pour entrer dans l’œuvre)
- Ionesco, Rhinocéros, la transformation de Jean
- Ionesco, Rhinocéros, la fin de la pièce.
-
B) Documents complémentaires
→ Petite Histoire du Théâtre : illustration de l’évolution théâtrale
→ analyse de couvertures
→ sur le pouvoir de la langue :
- Klemperer, extraits de LTI
- Ionesco, extraits de Notes et contre notes.
C) Mises en scène
→ le choix de décors de Ionesco
→ Emmanuel Demarçy Mota, extraits de mise en scène de Rhinocéros – une interprétation sombre et violente
D) Lecture cursive
Ionesco, La Leçon
Séquence n°3 : La poésie de la négritude
Objet d’étude : La poésie.
Perspectives d’étude :
- les genres (la poésie) et les registres (lyrique).
- Significations et singularités des textes.
Problématique de la séquence : comment se définit la négritude ? Comment la poésie parvient-elle à dire l’homme noir et à lui rendre son humanité et son identité ?
A- lectures analytiques
- Birago Diop, « Souffles », Les Contes d’Amadou Koumba, 1947
- Aimé Césaire, extrait du Cahier d’un retour au pays natal : trouver son cri
- Leopold Sedar Senghor, « A New York »
B- Documents complémentaires
- Aux sources de la poésie lyrique, un mythe, Orphée
- rappel sur le mythe
- « Orphée », Gustave Moreau
- définir la poésie : qu’est-ce que la poésie ?
→ Ronsard, « Mignonne »
→ Rimbaud, « A noir »
→ Ponge, « L’Huître »
→ René Char : extrait des Feuillets d’Hypnos
- définir la poésie : quelle est la fonction du poète ? de la poésie ?
→ Hugo, « Fonction du poète », Les Rayons et les Ombres
→ Baudelaire, Notes nouvelles sur EA Poe
→ Paul Verlaine, Poèmes saturniens, 1866 - Prologue
→ Cocteau, Le Rappel à l’ordre
→ Césaire, Cahier d’un retour au pays natal
→ Roubaud, « Le Lombric »
- poésie classique, poésie moderne :
→ Poésie classique : Ronsard, « Si jamais homme » , Voiture, « Sous un habit de fleurs »
→ Poésie moderne : Baudelaire, « Une martyre » / Rimbaud « A noir » / Apollinaire, calligrammes / Queneau, « lipogramme en A, en E, et en Z » (lipogramme = texte dont sont exclus volontairement certaines lettres)
- trouver un identité – les racines : Frantz Fanon, Les damnés de la terre
- le surréalisme : topo
→ André Breton, « Union libre », Clair de terre (1931)
→ « La tentation de Saint-Antoine » de Max Ernst, 1945
→ « l’habillement de l’épousée », Max Ernst, 1939
- réflexion sur la négritude
→ interview d’Aimé Césaire dans les Cahiers de l’Unesco
→ Sartre, extrait d’ « Orphée noir »
C- Lecture cursive
Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal
mardi 19 avril 2011
dimanche 17 avril 2011
1ère ES3 : liste du bac pour vos oraux blancs
Séquence n°1 : Candide, Voltaire – l’argumentation – le siècle des Lumières
Objet d’étude : Convaincre, persuader et délibérer : l’essai, le dialogue et l’apologue.
Perspectives d’étude : - Argumentation et effets sur le destinataire : l’ironie, les genres argumentatifs.
- Genres (genres argumentatifs) et registres (pathétique, comique, ironique).
Problématique choisie : Par quels moyens l’auteur parvient-il à susciter une réflexion chez son lecteur (ironie, apologue, pathétique, utopie…) ?
A- Lectures analytiques
- Voltaire, Candide, « L’incipit » (chapitre 1) (1759).
- Voltaire, Candide, « La guerre » (chapitre 3) (1759).
- Voltaire, Candide, « l’esclavage » (chapitre 19) (1759).
- Voltaire, Candide, « la fin du voyage » (fin du chapitre 30) (1759)
B- Documents complémentaires
→ Les Lumières :
- document Diderot, article « encyclopédie », Encyclopédie, 1751-1772
- Voltaire, Dictionnaire philosophique, « Liberté de penser », 1764
- Kant, Qu’est-ce que les Lumières, 1784
- Gravure du XVIIIème, de Pierre Charles Baquoy, Frédéric II le grand (roi de Prusse) rend visite à Voltaire
→ étude des couvertures de Candide de Voltaire
→ l’optimisme philosophique (topo)
→ l’esclavage : (stratégies argumentatives)
- Montesquieu , « De l’esclavage des nègres » (1758)
- Voltaire, Candide, « l’esclavage » (chapitre 19) (1759).
- Jaucourt, L’Encyclopédie, extraits : art. « Esclavage », « Traite des nègres »
- Toni Morisson, Beloved (XXème)
→ la guerre : (les stratégies argumentatives)
- Candide, Voltaire, 1759
- Encyclopédie, article « Paix », Damilaville – 1751-1766
- « Le Mal », Arthur Rimbaud, 1870
- « Guernica », Picasso, 1937
→ l’utopie et la contre-utopie : (nature, valeurs, évolution)
- Thomas More, Utopia (XVIème)
- Rabelais, Gargantua (XVIème)
- Voltaire, Candide (XVIIIème)
- Georges Perec, W ou le souvenir d’enfance (XXème)
- Eric Chevillard, Choir (XXIème)
C- Etudes complémentaires
- la valeur argumentative de l’ironie.
- L’épisode de la vieille : une mise en abîme du conte.
D- Lecture cursive
Une œuvre à lire au choix dans la liste
Séquence n°2 : Le théâtre - Racine, Britannicus
Objet d’étude : Le théâtre : texte et représentation.
Perspectives d’étude :
- Les genres (le théâtre) et les registres (tragique, dramatique).
- Effets sur le destinataire : la catharsis.
- En quoi cette pièce met-elle en scène la naissance d’un monstre ?
A) Lectures analytiques
- Racine, Britannicus, I,1 – la scène d’exposition
- Racine, Britannicus, II, 2 – L’aveu de Néron
- Racine, Britannicus, V,4 - le récit de la mort de Britannicus
B) Documents complémentaires
→ Petite Histoire du Théâtre : illustration de l’évolution théâtrale
→ tragique et tragédie : extrait de La Poétique d’Aristote : définition de la tragédie et du personnage tragique
→ la mise en scène de la violence et de la monstruosité :
- Jarry, Ubu Roi (la mise à mort des nobles)
- Euripide, Médée (la décision finale)
→ les scènes d’aveu amoureux : (la passion amoureuse à travers le langage)
- Racine, Phèdre : l’aveu à Hyppolite
- Hugo, Ruy Blas
- Maeterlinck, Pelleas et Mélisande
C) Mises en scène
→ images fixes : reproductions de photographies de différentes mises en scène de Britannicus
→ mises en scène : violence et monstruosité :
- Ubu Roi, Jarry, mise en scène Jean-Christophe Averty
- Médée, Euripide, mise en scène de Jacques Lassalle
→ mises en scène : l’aveu amoureux du personnage tragique
- Phèdre, Racine, mise en scène de Chéreau
- Phèdre, Racine, mise en scène de Causter et Larec
→ sorties au théâtre (tous les élèves n’ont pas pu venir)
- Les jeux de l’amour et du hasard, Marivaux, mise en scène Philippe Calvario (comment mettre en scène aujourd’hui une pièce classique ? Le choix de la fin : un problème d’interprétation)
- Seuls, Wajdi Mouawad
- Platonov, mais… Alexis Armengol, d’après Anton Tchekhov
D) Lecture cursive
Le théâtre de l’absurde : choix d’une pièce dans la liste.
Séquence n°3 : La poésie de la négritude
Objet d’étude : La poésie.
Perspectives d’étude :
- les genres (la poésie) et les registres (lyrique).
- Significations et singularités des textes.
Problématique de la séquence : comment se définit la négritude ? Comment la poésie parvient-elle à dire l’homme noir et à lui rendre son humanité et son identité ?
A- lectures analytiques
- Birago Diop, « Souffles », Les Contes d’Amadou Koumba, 1947
- Aimé Césaire, extrait du Cahier d’un retour au pays natal : trouver son cri
- Leopold Sedar Senghor, « A New York »
- Leopold Sedar Senghor, « Femme noire »
B- Documents complémentaires
- Aux sources de la poésie lyrique, un mythe, Orphée
- rappel sur le mythe
- « Orphée », Gustave Moreau
- définir la poésie : qu’est-ce que la poésie ?
→ Ronsard, « Mignonne »
→ Rimbaud, « A noir »
→ Ponge, « L’Huître »
→ René Char : extrait des Feuillets d’Hypnos
- définir la poésie : quelle est la fonction du poète ? de la poésie ?
→ Hugo, « Fonction du poète », Les Rayons et les Ombres
→ Baudelaire, Notes nouvelles sur EA Poe
→ Paul Verlaine, Poèmes saturniens, 1866 - Prologue
→ Cocteau, Le Rappel à l’ordre
→ Césaire, Cahier d’un retour au pays natal
→ Roubaud, « Le Lombric »
- poésie classique, poésie moderne :
→ Poésie classique : Ronsard, « Si jamais homme » , Voiture, « Sous un habit de fleurs »
→ Poésie moderne : Baudelaire, « Une martyre » / Rimbaud « A noir » / Apollinaire, calligrammes / Queneau, « lipogramme en A, en E, et en Z » (lipogramme = texte dont sont exclus volontairement certaines lettres)
- trouver un identité – les racines : Frantz Fanon, Les damnés de la terre
- le surréalisme : topo
→ André Breton, « Union libre », Clair de terre (1931)
→ « La tentation de Saint-Antoine » de Max Ernst, 1945
→ « l’habillement de l’épousée », Max Ernst, 1939
- réflexion sur la négritude
→ interview d’Aimé Césaire dans les Cahiers de l’Unesco
→ Sartre, extrait d’ « Orphée noir »
- la tradition du blason (tradition et reprise moderne)
→ Ronsard, « Marie vous avez… », Amours de Marie
→ Du Bellay, « Ô beaux cheveux », Les Regrets
→ Baudelaire, « Une charogne »
C- Lecture cursive
Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal
D- sortie danse
(tous les élèves n’ont pas pu venir)
Daddy, I've seen this piece six times before and I still don't know why they're hurting each other..., Robyn Orlin (retour en classe : comment trouver une danse pour dire l’Afrique du sud aujourd’hui ? un art du désordre, l’impossible danse classique, danse et politique)
Objet d’étude : Convaincre, persuader et délibérer : l’essai, le dialogue et l’apologue.
Perspectives d’étude : - Argumentation et effets sur le destinataire : l’ironie, les genres argumentatifs.
- Genres (genres argumentatifs) et registres (pathétique, comique, ironique).
Problématique choisie : Par quels moyens l’auteur parvient-il à susciter une réflexion chez son lecteur (ironie, apologue, pathétique, utopie…) ?
A- Lectures analytiques
- Voltaire, Candide, « L’incipit » (chapitre 1) (1759).
- Voltaire, Candide, « La guerre » (chapitre 3) (1759).
- Voltaire, Candide, « l’esclavage » (chapitre 19) (1759).
- Voltaire, Candide, « la fin du voyage » (fin du chapitre 30) (1759)
B- Documents complémentaires
→ Les Lumières :
- document Diderot, article « encyclopédie », Encyclopédie, 1751-1772
- Voltaire, Dictionnaire philosophique, « Liberté de penser », 1764
- Kant, Qu’est-ce que les Lumières, 1784
- Gravure du XVIIIème, de Pierre Charles Baquoy, Frédéric II le grand (roi de Prusse) rend visite à Voltaire
→ étude des couvertures de Candide de Voltaire
→ l’optimisme philosophique (topo)
→ l’esclavage : (stratégies argumentatives)
- Montesquieu , « De l’esclavage des nègres » (1758)
- Voltaire, Candide, « l’esclavage » (chapitre 19) (1759).
- Jaucourt, L’Encyclopédie, extraits : art. « Esclavage », « Traite des nègres »
- Toni Morisson, Beloved (XXème)
→ la guerre : (les stratégies argumentatives)
- Candide, Voltaire, 1759
- Encyclopédie, article « Paix », Damilaville – 1751-1766
- « Le Mal », Arthur Rimbaud, 1870
- « Guernica », Picasso, 1937
→ l’utopie et la contre-utopie : (nature, valeurs, évolution)
- Thomas More, Utopia (XVIème)
- Rabelais, Gargantua (XVIème)
- Voltaire, Candide (XVIIIème)
- Georges Perec, W ou le souvenir d’enfance (XXème)
- Eric Chevillard, Choir (XXIème)
C- Etudes complémentaires
- la valeur argumentative de l’ironie.
- L’épisode de la vieille : une mise en abîme du conte.
D- Lecture cursive
Une œuvre à lire au choix dans la liste
Séquence n°2 : Le théâtre - Racine, Britannicus
Objet d’étude : Le théâtre : texte et représentation.
Perspectives d’étude :
- Les genres (le théâtre) et les registres (tragique, dramatique).
- Effets sur le destinataire : la catharsis.
- En quoi cette pièce met-elle en scène la naissance d’un monstre ?
A) Lectures analytiques
- Racine, Britannicus, I,1 – la scène d’exposition
- Racine, Britannicus, II, 2 – L’aveu de Néron
- Racine, Britannicus, V,4 - le récit de la mort de Britannicus
B) Documents complémentaires
→ Petite Histoire du Théâtre : illustration de l’évolution théâtrale
→ tragique et tragédie : extrait de La Poétique d’Aristote : définition de la tragédie et du personnage tragique
→ la mise en scène de la violence et de la monstruosité :
- Jarry, Ubu Roi (la mise à mort des nobles)
- Euripide, Médée (la décision finale)
→ les scènes d’aveu amoureux : (la passion amoureuse à travers le langage)
- Racine, Phèdre : l’aveu à Hyppolite
- Hugo, Ruy Blas
- Maeterlinck, Pelleas et Mélisande
C) Mises en scène
→ images fixes : reproductions de photographies de différentes mises en scène de Britannicus
→ mises en scène : violence et monstruosité :
- Ubu Roi, Jarry, mise en scène Jean-Christophe Averty
- Médée, Euripide, mise en scène de Jacques Lassalle
→ mises en scène : l’aveu amoureux du personnage tragique
- Phèdre, Racine, mise en scène de Chéreau
- Phèdre, Racine, mise en scène de Causter et Larec
→ sorties au théâtre (tous les élèves n’ont pas pu venir)
- Les jeux de l’amour et du hasard, Marivaux, mise en scène Philippe Calvario (comment mettre en scène aujourd’hui une pièce classique ? Le choix de la fin : un problème d’interprétation)
- Seuls, Wajdi Mouawad
- Platonov, mais… Alexis Armengol, d’après Anton Tchekhov
D) Lecture cursive
Le théâtre de l’absurde : choix d’une pièce dans la liste.
Séquence n°3 : La poésie de la négritude
Objet d’étude : La poésie.
Perspectives d’étude :
- les genres (la poésie) et les registres (lyrique).
- Significations et singularités des textes.
Problématique de la séquence : comment se définit la négritude ? Comment la poésie parvient-elle à dire l’homme noir et à lui rendre son humanité et son identité ?
A- lectures analytiques
- Birago Diop, « Souffles », Les Contes d’Amadou Koumba, 1947
- Aimé Césaire, extrait du Cahier d’un retour au pays natal : trouver son cri
- Leopold Sedar Senghor, « A New York »
- Leopold Sedar Senghor, « Femme noire »
B- Documents complémentaires
- Aux sources de la poésie lyrique, un mythe, Orphée
- rappel sur le mythe
- « Orphée », Gustave Moreau
- définir la poésie : qu’est-ce que la poésie ?
→ Ronsard, « Mignonne »
→ Rimbaud, « A noir »
→ Ponge, « L’Huître »
→ René Char : extrait des Feuillets d’Hypnos
- définir la poésie : quelle est la fonction du poète ? de la poésie ?
→ Hugo, « Fonction du poète », Les Rayons et les Ombres
→ Baudelaire, Notes nouvelles sur EA Poe
→ Paul Verlaine, Poèmes saturniens, 1866 - Prologue
→ Cocteau, Le Rappel à l’ordre
→ Césaire, Cahier d’un retour au pays natal
→ Roubaud, « Le Lombric »
- poésie classique, poésie moderne :
→ Poésie classique : Ronsard, « Si jamais homme » , Voiture, « Sous un habit de fleurs »
→ Poésie moderne : Baudelaire, « Une martyre » / Rimbaud « A noir » / Apollinaire, calligrammes / Queneau, « lipogramme en A, en E, et en Z » (lipogramme = texte dont sont exclus volontairement certaines lettres)
- trouver un identité – les racines : Frantz Fanon, Les damnés de la terre
- le surréalisme : topo
→ André Breton, « Union libre », Clair de terre (1931)
→ « La tentation de Saint-Antoine » de Max Ernst, 1945
→ « l’habillement de l’épousée », Max Ernst, 1939
- réflexion sur la négritude
→ interview d’Aimé Césaire dans les Cahiers de l’Unesco
→ Sartre, extrait d’ « Orphée noir »
- la tradition du blason (tradition et reprise moderne)
→ Ronsard, « Marie vous avez… », Amours de Marie
→ Du Bellay, « Ô beaux cheveux », Les Regrets
→ Baudelaire, « Une charogne »
C- Lecture cursive
Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal
D- sortie danse
(tous les élèves n’ont pas pu venir)
Daddy, I've seen this piece six times before and I still don't know why they're hurting each other..., Robyn Orlin (retour en classe : comment trouver une danse pour dire l’Afrique du sud aujourd’hui ? un art du désordre, l’impossible danse classique, danse et politique)
lundi 21 février 2011
fiche de lecture - Cahier d'un retour au pays natal
Afin de vous aider dans la lecture de ce recueil, je vous présente quelques enjeux ainsi que la structure de l’œuvre.
(à partir des articles d’Evelyne Marmonnier publiés dans L’Ecole des Lettres en 1994-1995)
Eléments d’introduction
> La négritude de Césaire est différente de celle de Senghor : il est dans une conception combattante. Opposition radicale à l’assimilation. Sa négritude est une revendication de son altérité nègre. Il lutte pour la reconnaissance et la dignité (résurrection du nègre).
> 1934-8 (genèse du Cahier d’un retour au pays natal) sont des années de rupture pour Césaire :
- Césaire traverse une crise morale et spirituelle consécutive à la découverte de sa négritude (en France, par l’altérité).
- déchirement culturel : remise en cause de la culture européenne + coupé de ses racines antillaises (il étudie en France).
⇨ Cahier d’un retour au pays natal – participe de la quête de la négritude
> sa négritude en termes esthétiques : quête d’une écriture proprement nègre, inédite => refus du doudouisme (cliché de l’Antillais par une certaine littérature) et du classicisme : « tout briser, créer de toutes pièces une littérature antillaise. Ce qui supposait une violence de cannibale ».
(il s’agit de trouver une nouvelle langue = dimension prométhéenne de sa poésie - ex néologismes)
Structure du recueil
Ce recueil illustre le drame de la négritude (tension et conflit) :
> premier mouvement : (p.7-20) : pôle négatif : chute et écrasement du peuple antillais, et du récitant. Le récitant revient aux Antilles, hurle contre les Antillais qui acceptent l’écrasement et l’aliénation (p7), décrit la misère des Antilles, de son passé (individuel et collectif). L’esthétique du cri.
> deuxième mouvement - pivot (p20-44) ; double rupture :
- rejet définitif des valeurs occidentales
- et acceptation de sa négritude (qui passe par l’apprentissage de secrets qui lient le nègre au cosmos – p21 et des mots : le poète accepte son rôle – de la voix-cri, à la bouche qui dit le passé collectif - identification à l’histoire noire, à la soumission comme à la révolte avec la figure de Toussaint Louverture)
> 3ème mouvement : inversion des valeurs (« sale bout de petit matin » > « tiède petit matin ») : peut se dire la « prière virile » du Je rendu à lui-même, c’est-à-dire à la négritude.
Cela passe par une sorte de descente aux enfers, en soi et dans l’histoire nègre, passe par la revendication (« j’accepte ») de l’immonde (selon l’Européen) en lui (les clichés violents, acceptés et associés à la misère et à la souffrance), par le rejet radicale de la culture européenne
> final : célébration de la genèse d’un nouveau monde (« Et nous sommes debout » p.57) :
- revendication de son existence
- regard sur son pays, écrasement de la vieille négritude, de la figure du « bon nègre »
- les esclaves se lèvent et les négriers éclatent.
=> libération.
=> l’espace du recueil :
- mime une insurrection à dimension individuelle et collective (le récitant ne se dissocie pas de son peuple, l’homme ne se dissocie pas de son cri)
- est le lieu de son incarnation : fait vivre la négritude
=> négritude combattante et poétique
> La quête d’une langue :
- Il s’agit, pour Césaire, de trouver une langue tout au long de son recueil.
- Le début = silence (8, 9) : attente de l’Orphée noir.
- recherche d’une langue va de pair avec une quête d’identité (souhait, p.27, réalisation, p. 63) : quand il devient poète, ses mots deviennent ceux de la négritude.
- le travail poétique est celui de l’alchimie (néologismes…).
- Folie flamboyante et poétique : désintégration et recréation de la lg française (négraille, négritude), étrangeté du mot rare, syntaxe explosive, oralité, chaos, destruction de la phrase classique => la syntaxe inventée est celle du cri (expressive et fluctuante)
- Les enjeux de la création d’une langue : rupture avec le modèle français (sur le plan culturel et politique) : de 1635 à 1946 : règne du français aux Antilles, aliénation culturel (vide du créole) .
Césaire fait de la langue de l’autre une langue autre (révolution : retourne les armes), la langue française devient son « arme miraculeuse » qui lui rend son identité.
Hermétisme : quelle meilleure victoire sur l’oppresseur que de lui rendre sa propre langue obscure ?
(à partir des articles d’Evelyne Marmonnier publiés dans L’Ecole des Lettres en 1994-1995)
Eléments d’introduction
> La négritude de Césaire est différente de celle de Senghor : il est dans une conception combattante. Opposition radicale à l’assimilation. Sa négritude est une revendication de son altérité nègre. Il lutte pour la reconnaissance et la dignité (résurrection du nègre).
> 1934-8 (genèse du Cahier d’un retour au pays natal) sont des années de rupture pour Césaire :
- Césaire traverse une crise morale et spirituelle consécutive à la découverte de sa négritude (en France, par l’altérité).
- déchirement culturel : remise en cause de la culture européenne + coupé de ses racines antillaises (il étudie en France).
⇨ Cahier d’un retour au pays natal – participe de la quête de la négritude
> sa négritude en termes esthétiques : quête d’une écriture proprement nègre, inédite => refus du doudouisme (cliché de l’Antillais par une certaine littérature) et du classicisme : « tout briser, créer de toutes pièces une littérature antillaise. Ce qui supposait une violence de cannibale ».
(il s’agit de trouver une nouvelle langue = dimension prométhéenne de sa poésie - ex néologismes)
Structure du recueil
Ce recueil illustre le drame de la négritude (tension et conflit) :
> premier mouvement : (p.7-20) : pôle négatif : chute et écrasement du peuple antillais, et du récitant. Le récitant revient aux Antilles, hurle contre les Antillais qui acceptent l’écrasement et l’aliénation (p7), décrit la misère des Antilles, de son passé (individuel et collectif). L’esthétique du cri.
> deuxième mouvement - pivot (p20-44) ; double rupture :
- rejet définitif des valeurs occidentales
- et acceptation de sa négritude (qui passe par l’apprentissage de secrets qui lient le nègre au cosmos – p21 et des mots : le poète accepte son rôle – de la voix-cri, à la bouche qui dit le passé collectif - identification à l’histoire noire, à la soumission comme à la révolte avec la figure de Toussaint Louverture)
> 3ème mouvement : inversion des valeurs (« sale bout de petit matin » > « tiède petit matin ») : peut se dire la « prière virile » du Je rendu à lui-même, c’est-à-dire à la négritude.
Cela passe par une sorte de descente aux enfers, en soi et dans l’histoire nègre, passe par la revendication (« j’accepte ») de l’immonde (selon l’Européen) en lui (les clichés violents, acceptés et associés à la misère et à la souffrance), par le rejet radicale de la culture européenne
> final : célébration de la genèse d’un nouveau monde (« Et nous sommes debout » p.57) :
- revendication de son existence
- regard sur son pays, écrasement de la vieille négritude, de la figure du « bon nègre »
- les esclaves se lèvent et les négriers éclatent.
=> libération.
=> l’espace du recueil :
- mime une insurrection à dimension individuelle et collective (le récitant ne se dissocie pas de son peuple, l’homme ne se dissocie pas de son cri)
- est le lieu de son incarnation : fait vivre la négritude
=> négritude combattante et poétique
> La quête d’une langue :
- Il s’agit, pour Césaire, de trouver une langue tout au long de son recueil.
- Le début = silence (8, 9) : attente de l’Orphée noir.
- recherche d’une langue va de pair avec une quête d’identité (souhait, p.27, réalisation, p. 63) : quand il devient poète, ses mots deviennent ceux de la négritude.
- le travail poétique est celui de l’alchimie (néologismes…).
- Folie flamboyante et poétique : désintégration et recréation de la lg française (négraille, négritude), étrangeté du mot rare, syntaxe explosive, oralité, chaos, destruction de la phrase classique => la syntaxe inventée est celle du cri (expressive et fluctuante)
- Les enjeux de la création d’une langue : rupture avec le modèle français (sur le plan culturel et politique) : de 1635 à 1946 : règne du français aux Antilles, aliénation culturel (vide du créole) .
Césaire fait de la langue de l’autre une langue autre (révolution : retourne les armes), la langue française devient son « arme miraculeuse » qui lui rend son identité.
Hermétisme : quelle meilleure victoire sur l’oppresseur que de lui rendre sa propre langue obscure ?
jeudi 24 juin 2010
l'oral - S et STI
Les oraux ont commencé pour nombre d'entre vous. J'espère que cela s'est bien passé.
J'espère que vous n'êtes pas tombés sur des questions étonnantes.
Bon courage.
J'espère que vous n'êtes pas tombés sur des questions étonnantes.
Bon courage.
mardi 22 juin 2010
l'écrit STI
Le roman : description et état d'âme du personnage. Beaux sujets. Comment cela s'est-il passé?
l'écrit
L'argumentation et l'utopie... Ce n'est pas aussi attendu que la poésie, mais tout de même, nous avons eu la joie d'en parler lors de quelques séances. Qu'avez-vous choisi et comment cela s'est-il passé?
samedi 19 juin 2010
Dans deux jours, l'écrit
Les épreuves écrites sont pour bientôt. Normalement, les révisions sont terminées, il sera inutile de travailler demain : laissez à votre cerveau le temps de se reposer et de ranger les "données". Il faut que vos connaissances soient disponibles lundi dans une forme qui ne soit pas de l'ordre de la bouillie.
Eventuellement, aujourd'hui, relisez les corrigés, les fiches, apprenez quelques exemples (Hugo et la fonction du poète, les poèmes en prose etc). Reposez-vous et bon courage pour lundi.
Eventuellement, aujourd'hui, relisez les corrigés, les fiches, apprenez quelques exemples (Hugo et la fonction du poète, les poèmes en prose etc). Reposez-vous et bon courage pour lundi.
mardi 15 juin 2010
le théâtre, deux questions
Rachel me demande : "Je ne comprends pas très bien ce que signifient catharsis et distanciation ? Et aussi, lors de mon oral, l'examinateur m'avait demandé de repérer la distanciation à travers le texte d'Ubu Roi, mais je ne vois pas comment nous pouvons faire."
Ma réponse:
La catharsis est, selon Aristote, la "purgation" des mauvaises émotions.
C'est le cas de certains rires ou de certaines larmes : cela permet d'évacuer les mauvaises émotions qui peuvent nous habiter.
Dans la tragédie par exemple, la pitié et la terreur sont des éléments cathartiques.
La distanciation est le fait, au théâtre, de rappeler au spectateur qu'il assiste à une pièce, de faire en sorte d'éviter l'illusion du réel et l'identification. La distanciation oblige ainsi le spectateur a toujours conserver une distance avec ce qu'il peut voir sur scène et cela lui permet de conserver un esprit de réflexion, un esprit critique. Dans les représentations d'Ubu, tout ce qui relève de l'outrance ou de l'artificialité nous empêche de considérer tout cela comme réel (les mots d'Ubu, son absurdité, mais aussi les costumes, la mise en scène mécanique de Jarry ou les marionnettes). Nous pouvons ainsi conserver une distance par rapport à ce qui se passe et notre esprit critique est maintenu.
J'espère que c'est un peu plus clair ainsi.
Ma réponse:
La catharsis est, selon Aristote, la "purgation" des mauvaises émotions.
C'est le cas de certains rires ou de certaines larmes : cela permet d'évacuer les mauvaises émotions qui peuvent nous habiter.
Dans la tragédie par exemple, la pitié et la terreur sont des éléments cathartiques.
La distanciation est le fait, au théâtre, de rappeler au spectateur qu'il assiste à une pièce, de faire en sorte d'éviter l'illusion du réel et l'identification. La distanciation oblige ainsi le spectateur a toujours conserver une distance avec ce qu'il peut voir sur scène et cela lui permet de conserver un esprit de réflexion, un esprit critique. Dans les représentations d'Ubu, tout ce qui relève de l'outrance ou de l'artificialité nous empêche de considérer tout cela comme réel (les mots d'Ubu, son absurdité, mais aussi les costumes, la mise en scène mécanique de Jarry ou les marionnettes). Nous pouvons ainsi conserver une distance par rapport à ce qui se passe et notre esprit critique est maintenu.
J'espère que c'est un peu plus clair ainsi.
lundi 14 juin 2010
Exemples de questions pour l'entretien sur le roman
A la demande de l'un d'entre vous, je vous propose une série de questions qui pourraient "tomber" à l'oral.
> résumez le roman
> En quoi ce roman appartient-il bien à la "trilogie de Pan"?
> Qui est Pan? Particularités?
> Que veut dire Giono du rapport des hommes au monde?
> Quelles sont les particularités du style, de l'écriture de Giono?
> Qui est Janet? Quelles sont ses fonctions? A quelles traditions littéraires peut-on l'associer? Développez.
> Qui est Gagou? Quelles sont ses particularités? Quelles sont ses fonctions dans l'oeuvre?
> En quoi ce roman relève-t-il parfois de la tradition épique?
> Quelles sont les particularités et les fonctions de la description du paysage?
> Les personnages sont-ils des héros?
> Quelle vision de l'homme et du monde est proposée à travers ce roman?
> En quoi ce roman est-il encore d'actualité? Nous parle-t-il encore de nous?
> Avez-vous aimé ce roman? Pourquoi?
> Qu'est-ce qu'un héros? Comment évolue la figure du héros en littérature?
> En quoi peut-on dire que ce roman est poétique?
> Qu'est-ce que l'animisme?
> Qu'est-ce que le symbolisme?
> Comment peut-on caractériser un personnage?
> Quelles sont les particularités du portrait de Jacques Lantier? de Gobseck? de la femme dans "Le chiendent"? Quelle vision du monde peut-on percevoir à travers ces personnages?
> Qu'est-ce que le surréalisme?
> Qu'est-ce que le réalisme? le naturalisme?
> Que pouvez-vous dire de la figure du fou en littérature?
> Faites une fiche biographique sur l'auteur.
> Lecture cursive : résumez "Gobseck". Quels sont les enjeux de cette oeuvre? A quel mouvement littéraire peut-on le lier?
> résumez le roman
> En quoi ce roman appartient-il bien à la "trilogie de Pan"?
> Qui est Pan? Particularités?
> Que veut dire Giono du rapport des hommes au monde?
> Quelles sont les particularités du style, de l'écriture de Giono?
> Qui est Janet? Quelles sont ses fonctions? A quelles traditions littéraires peut-on l'associer? Développez.
> Qui est Gagou? Quelles sont ses particularités? Quelles sont ses fonctions dans l'oeuvre?
> En quoi ce roman relève-t-il parfois de la tradition épique?
> Quelles sont les particularités et les fonctions de la description du paysage?
> Les personnages sont-ils des héros?
> Quelle vision de l'homme et du monde est proposée à travers ce roman?
> En quoi ce roman est-il encore d'actualité? Nous parle-t-il encore de nous?
> Avez-vous aimé ce roman? Pourquoi?
> Qu'est-ce qu'un héros? Comment évolue la figure du héros en littérature?
> En quoi peut-on dire que ce roman est poétique?
> Qu'est-ce que l'animisme?
> Qu'est-ce que le symbolisme?
> Comment peut-on caractériser un personnage?
> Quelles sont les particularités du portrait de Jacques Lantier? de Gobseck? de la femme dans "Le chiendent"? Quelle vision du monde peut-on percevoir à travers ces personnages?
> Qu'est-ce que le surréalisme?
> Qu'est-ce que le réalisme? le naturalisme?
> Que pouvez-vous dire de la figure du fou en littérature?
> Faites une fiche biographique sur l'auteur.
> Lecture cursive : résumez "Gobseck". Quels sont les enjeux de cette oeuvre? A quel mouvement littéraire peut-on le lier?
mercredi 9 juin 2010
le théâtre de l'absurde, illustration par le texte
Voici un extrait de "La Leçon" de Ionesco - le fameux passage sur la soustraction.
LE PROFESSEUR - Ce n'est pas ça. Ce n'est pas ça du tout. Vous avez toujours tendance à additionner. Mais il faut aussi soustraire. Il ne faut pas uniquement intégrer. Il faut aussi désintégrer. C'est ça la vie. C'est ça la philosophie. C'est ça la science. C'est ça le progrès, la civilisation.
J'ai mis en italiques ce langage des barbares (brutal, avec des phrases toutes faites, qui refusent la nuance ("c'est ça, etc") qui se gargarise de mots sans les penser), cet oubli des valeurs humanistes, qui empêchent de penser le monde et qui conduisent les hommes à la barbarie, à l'horreur.
Exercice du soir : réécrivez cette réplique avec des mots d'aujourd'hui...
LE PROFESSEUR - Ce n'est pas ça. Ce n'est pas ça du tout. Vous avez toujours tendance à additionner. Mais il faut aussi soustraire. Il ne faut pas uniquement intégrer. Il faut aussi désintégrer. C'est ça la vie. C'est ça la philosophie. C'est ça la science. C'est ça le progrès, la civilisation.
J'ai mis en italiques ce langage des barbares (brutal, avec des phrases toutes faites, qui refusent la nuance ("c'est ça, etc") qui se gargarise de mots sans les penser), cet oubli des valeurs humanistes, qui empêchent de penser le monde et qui conduisent les hommes à la barbarie, à l'horreur.
Exercice du soir : réécrivez cette réplique avec des mots d'aujourd'hui...
Question sur le théâtre de l'absurde
"Oui Justine?" (combien de fois l'aurez-vous entendu cette année? - et merci Justine)
- qu'est-ce que le théâtre de l'absurde??
- Le théâtre de l'absurde, en peu de mots :
> s'est développé dans la deuxième partie du XXème
> contexte : modernité (aliénation, perte de dieu, mort du langage et par là de la pensée, ...) et 2nde guerre mondiale (le mal absolu). C'est un contexte intellectuel de désespoir et de doutes. Les valeurs de l'humanisme ont été écrasées par la guerre et par certains aspects du quotidien moderne. C'est à partir de là que le théâtre de l'absurde va naître.
> principes, tendances : le théâtre de l'absurde s'oppose au théâtre classique dans le sens où il en fait exploser les codes (on ne sépare plus les genres, on ne respecte plus les unités, la nécessité de la logique, de la narration). Souvent, les drames mis en scène nous semblent, a priori incompréhensibles ou étranges, impossibles ou "absurdes" (ex : dans Rhinocéros, les habitants de la ville se transforment les uns après les autres en rhinocéros. Dans "En attendant Godot", les personnages attendent toute la pièce un certain Godot qu'ils ne connaissent pas (il n'y a donc pas d'histoire) et qui ne vient jamais. Ils rencontrent un homme qui tient un autre homme au bout d'une corde, comme s'il était un cheval, il le maltraite, ils ne font rien. Dans "La Cantatrice Chauve", rien ne se passe, des invités viennent, les dialogues semblent sans fondement ou absurdes, tout comme les situations : l'horloge sonne je ne sais plus combien de coups, un couple marié et vivant ensemble ne se reconnaissent pas mais ont l'impression de s'être déjà vus).
> Parce que tous ces codes et traditions sont fondés (ou fondent un) sur un rapport logique au monde et à l'histoire, ces pièces semblent absurdes.
> Les enjeux : mais le théâtre de l'absurde n'en est pas absurde pour autant. Ce qu'il met en scène, c'est l'absurdité de la condition humaine et du monde qu'il traverse :
- attendre Godot, c'est (en anglais) attendre un dieu qui ne viendra pas (puisque l'on part du constat de sa mort) et c'est alors s'interroger sur la place de l'homme dans le monde, sa condition, le sens de sa vie (que faisons-nous à part attendre Godot ou la mort?)
- Godot met aussi en scène le Mal, la cruauté qu'ont connus les hommes durant la guerre (la torture, l'indifférence, une sorte de collaboration)
- Ionesco dans la "Cantatrice chauve" interroge le langage (et la mort du langage avec la modernité), mais aussi la force mortifère du quotidien qui fait oublier aux hommes qui ils sont, avec qui ils vivent. Il parle, à travers cela, de l'incommunicabilité et de la solitude propre à tout être humain.
- "Rhinocéros" met en scène la montée des mondes totalitaires : peu à peu, tout le monde accepte l'ignoble condition (le rhinocéros est la bête sauvage, brutale, de la force, de la destruction). Peu à peu, les valeurs humanistes sont niées (seules compte les valeurs du travail, de l'effort, de la force, de la conformité, de la douleur) et c'est un langage inhumain qui est adopté, la violence est acceptée, se répend et les rhinocéros refusent la différence et écrasent tout... Transformation sur scène qui correspond métaphoriquement à la transformation des hommes en bêtes.
- "La Leçon" de Ionesco va dans le même sens : à partir de l'histoire un peu absurde d'un professeur tuant avec un couteau imaginaire son élève (pour une sombre histoire de soustraction mal résolue) ce sont les mécanismes de la barbarie et des mondes totalitaires qui sont mis en scène.
Je vais évidemment vite et je simplifie à outrance, notamment en ne montrant pas les mécanismes et les nuances.
Il s'agit donc bien, à nouveau de faire un détour (invention, fiction, métamorphoses, métaphores, que de souvenirs, n'est-ce pas?) pour mieux connaître le monde qui nous entoure, pour comprendre les mécanismes qui dirigent en partie le monde, qui sont à l'origine de certains événements. Il s'agit de faire un détour pour parler aussi de la condition humaine, de sa souffrance, des doutes, etc.
Bref, une invention absurde pour dire la réalité (beau sujet de dissertation, non?).
- qu'est-ce que le théâtre de l'absurde??
- Le théâtre de l'absurde, en peu de mots :
> s'est développé dans la deuxième partie du XXème
> contexte : modernité (aliénation, perte de dieu, mort du langage et par là de la pensée, ...) et 2nde guerre mondiale (le mal absolu). C'est un contexte intellectuel de désespoir et de doutes. Les valeurs de l'humanisme ont été écrasées par la guerre et par certains aspects du quotidien moderne. C'est à partir de là que le théâtre de l'absurde va naître.
> principes, tendances : le théâtre de l'absurde s'oppose au théâtre classique dans le sens où il en fait exploser les codes (on ne sépare plus les genres, on ne respecte plus les unités, la nécessité de la logique, de la narration). Souvent, les drames mis en scène nous semblent, a priori incompréhensibles ou étranges, impossibles ou "absurdes" (ex : dans Rhinocéros, les habitants de la ville se transforment les uns après les autres en rhinocéros. Dans "En attendant Godot", les personnages attendent toute la pièce un certain Godot qu'ils ne connaissent pas (il n'y a donc pas d'histoire) et qui ne vient jamais. Ils rencontrent un homme qui tient un autre homme au bout d'une corde, comme s'il était un cheval, il le maltraite, ils ne font rien. Dans "La Cantatrice Chauve", rien ne se passe, des invités viennent, les dialogues semblent sans fondement ou absurdes, tout comme les situations : l'horloge sonne je ne sais plus combien de coups, un couple marié et vivant ensemble ne se reconnaissent pas mais ont l'impression de s'être déjà vus).
> Parce que tous ces codes et traditions sont fondés (ou fondent un) sur un rapport logique au monde et à l'histoire, ces pièces semblent absurdes.
> Les enjeux : mais le théâtre de l'absurde n'en est pas absurde pour autant. Ce qu'il met en scène, c'est l'absurdité de la condition humaine et du monde qu'il traverse :
- attendre Godot, c'est (en anglais) attendre un dieu qui ne viendra pas (puisque l'on part du constat de sa mort) et c'est alors s'interroger sur la place de l'homme dans le monde, sa condition, le sens de sa vie (que faisons-nous à part attendre Godot ou la mort?)
- Godot met aussi en scène le Mal, la cruauté qu'ont connus les hommes durant la guerre (la torture, l'indifférence, une sorte de collaboration)
- Ionesco dans la "Cantatrice chauve" interroge le langage (et la mort du langage avec la modernité), mais aussi la force mortifère du quotidien qui fait oublier aux hommes qui ils sont, avec qui ils vivent. Il parle, à travers cela, de l'incommunicabilité et de la solitude propre à tout être humain.
- "Rhinocéros" met en scène la montée des mondes totalitaires : peu à peu, tout le monde accepte l'ignoble condition (le rhinocéros est la bête sauvage, brutale, de la force, de la destruction). Peu à peu, les valeurs humanistes sont niées (seules compte les valeurs du travail, de l'effort, de la force, de la conformité, de la douleur) et c'est un langage inhumain qui est adopté, la violence est acceptée, se répend et les rhinocéros refusent la différence et écrasent tout... Transformation sur scène qui correspond métaphoriquement à la transformation des hommes en bêtes.
- "La Leçon" de Ionesco va dans le même sens : à partir de l'histoire un peu absurde d'un professeur tuant avec un couteau imaginaire son élève (pour une sombre histoire de soustraction mal résolue) ce sont les mécanismes de la barbarie et des mondes totalitaires qui sont mis en scène.
Je vais évidemment vite et je simplifie à outrance, notamment en ne montrant pas les mécanismes et les nuances.
Il s'agit donc bien, à nouveau de faire un détour (invention, fiction, métamorphoses, métaphores, que de souvenirs, n'est-ce pas?) pour mieux connaître le monde qui nous entoure, pour comprendre les mécanismes qui dirigent en partie le monde, qui sont à l'origine de certains événements. Il s'agit de faire un détour pour parler aussi de la condition humaine, de sa souffrance, des doutes, etc.
Bref, une invention absurde pour dire la réalité (beau sujet de dissertation, non?).
question sur "Colline"
Justine m'a demandé : "je me demandais si Gagou ne serai pas aussi dans la tradition du fou tout comme Janet, car il a réussi à retrouver l'eau, donc il sait, mais fait aussi le mauvais compte et est décris comme un être proche de la nature, un animal et aussi un simple..."
Ma réponse : oui, il est un double positif de Janet. Tout comme lui il est fou (mais simple pour le coup et sans langage, il est un pur rythme peut-être) et il a une connaissance intime de la nature, il sait les choses. Contrairement à Janet (figure négative), il est une force de vie, une force de la nature (presque au sens primitif du terme, il est comme les autres éléments, il s'intègre à la nature, d'une manière simple et jouissive, sans lui faire de mal). Il est aussi, effectivement, celui qui fait le mauvais compte et sa mort, à la fin, ressemble un peu au sacrifice (et par là, on peut penser à la fois au bouc émissaire (celui que l'on envoie dans le désert chargé de toutes les fautes) mais aussi aux jeunes enfants (étymologiquement l'enfant est comme Gagou, celui qui ne parle pas) que l'on sacrifiait au dieu de la sécheresse (Baal ou "Moloch") pour que l'eau revienne.
Les personnages de Giono sont ainsi à la croisée de plusieurs traditions. C'est ce qui les rend si denses et intéressants.
Ma réponse : oui, il est un double positif de Janet. Tout comme lui il est fou (mais simple pour le coup et sans langage, il est un pur rythme peut-être) et il a une connaissance intime de la nature, il sait les choses. Contrairement à Janet (figure négative), il est une force de vie, une force de la nature (presque au sens primitif du terme, il est comme les autres éléments, il s'intègre à la nature, d'une manière simple et jouissive, sans lui faire de mal). Il est aussi, effectivement, celui qui fait le mauvais compte et sa mort, à la fin, ressemble un peu au sacrifice (et par là, on peut penser à la fois au bouc émissaire (celui que l'on envoie dans le désert chargé de toutes les fautes) mais aussi aux jeunes enfants (étymologiquement l'enfant est comme Gagou, celui qui ne parle pas) que l'on sacrifiait au dieu de la sécheresse (Baal ou "Moloch") pour que l'eau revienne.
Les personnages de Giono sont ainsi à la croisée de plusieurs traditions. C'est ce qui les rend si denses et intéressants.
vendredi 21 mai 2010
oraux blancs, retour et entraînement
Certains ont été surpris par la problématique que l'on vous a donnée lors de l'oral.
Je vous propose de revoir cela ensemble. Notez ici la question à partir de laquelle vous avez travaillé et proposez un plan (au moins les deux ou trois parties).
Je vous proposerai ensuite un corrigé si vous le souhaitez.
Je vous propose de revoir cela ensemble. Notez ici la question à partir de laquelle vous avez travaillé et proposez un plan (au moins les deux ou trois parties).
Je vous proposerai ensuite un corrigé si vous le souhaitez.
lundi 17 mai 2010
Vos oraux blancs - retour
Les oraux blancs ont commencé.
Avez-vous rencontré des difficultés? Lesquelles?
Quelles sont les questions que l'on vous a posées lors de l'entretien?
Avez-vous rencontré des difficultés? Lesquelles?
Quelles sont les questions que l'on vous a posées lors de l'entretien?
vendredi 14 mai 2010
oraux blancs et oublis du professeur
Je suis partie du lycée en oubliant de vous distribuer la liste de bac et les textes.
Si vous les voulez, envoyez-moi un mail. Sinon je les tiendrai à votre disposition lundi au foyer (à côté de la salle de permanence) - j'y ferai passer des oraux toute la journée.
Bon week-end,
Mme Moreau
Si vous les voulez, envoyez-moi un mail. Sinon je les tiendrai à votre disposition lundi au foyer (à côté de la salle de permanence) - j'y ferai passer des oraux toute la journée.
Bon week-end,
Mme Moreau
dimanche 9 mai 2010
Revoir la poésie pour l'oral
Pour Baudelaire :
- revoir la notion de parodie
- revoir la tradition du carpe diem
Pour Desnos :
- faites une fiche sur le surréalisme
- demandez-vous en quoi ce poème relève du mouvement surréaliste
Pour Guillevic :
- demandez-vous en quoi ce texte est un poème
- en quoi relève-t-il d'une poésie de l'ici?
Pour tout ces textes, soyez capable de dire quelle représentation des corps est développée par les auteurs.
- revoir la notion de parodie
- revoir la tradition du carpe diem
Pour Desnos :
- faites une fiche sur le surréalisme
- demandez-vous en quoi ce poème relève du mouvement surréaliste
Pour Guillevic :
- demandez-vous en quoi ce texte est un poème
- en quoi relève-t-il d'une poésie de l'ici?
Pour tout ces textes, soyez capable de dire quelle représentation des corps est développée par les auteurs.
samedi 8 mai 2010
S'entraîner pour l'oral - Candide
Voici quelques problématiques pour vous entraîner pour l'exposé à l'oral.
Analysez bien la question afin d'éviter le hors-sujet.
Argumentation - Candide
L’incipit :
-En quoi ce texte est-il le texte liminaire d’un conte philosophique ?
-Quelle est la place du comique dans l’ouverture de Candide ?
-Quels sont les enjeux de ce texte ?
-Voltaire propose-t-il ici l’incipit traditionnel d’un conte ?
-Qu’annonce ce texte liminaire ?
Candide à la guerre :
-Quels sont les moyens utilisés par Voltaire pour critiquer la guerre ?
-Comment la littérature vient-elle au service de la dénonciation dans ce texte ?
-Quels sont les enjeux de cet extrait ?
-Quels sont les registres et quel est leur rôle dans le texte ?
-Comment se développe la critique de la guerre dans ce texte ?
-Quelle est la stratégie argumentative de Voltaire dans ce texte ?
La fin du voyage :
-Comment se termine Candide ?
-La fin du voyage est-elle une fin traditionnelle de conte ?
-Le conte aboutit-il ?
-Qu’est-ce qui a changé depuis le début ?
-En quoi ce texte est-il bien le lieu de clôture du conte ?
-Comment Voltaire développe-t-il sa morale ici ?
Analysez bien la question afin d'éviter le hors-sujet.
Argumentation - Candide
L’incipit :
-En quoi ce texte est-il le texte liminaire d’un conte philosophique ?
-Quelle est la place du comique dans l’ouverture de Candide ?
-Quels sont les enjeux de ce texte ?
-Voltaire propose-t-il ici l’incipit traditionnel d’un conte ?
-Qu’annonce ce texte liminaire ?
Candide à la guerre :
-Quels sont les moyens utilisés par Voltaire pour critiquer la guerre ?
-Comment la littérature vient-elle au service de la dénonciation dans ce texte ?
-Quels sont les enjeux de cet extrait ?
-Quels sont les registres et quel est leur rôle dans le texte ?
-Comment se développe la critique de la guerre dans ce texte ?
-Quelle est la stratégie argumentative de Voltaire dans ce texte ?
La fin du voyage :
-Comment se termine Candide ?
-La fin du voyage est-elle une fin traditionnelle de conte ?
-Le conte aboutit-il ?
-Qu’est-ce qui a changé depuis le début ?
-En quoi ce texte est-il bien le lieu de clôture du conte ?
-Comment Voltaire développe-t-il sa morale ici ?
lundi 3 mai 2010
se préparer à l'entretien - le théâtre
Voici des questions que l'on pourrait vous poser lors de l'entretien.
I- Violence et monstruosité au théâtre
(de nombreuses questions posées dans cette première partie peuvent être reprises dans la deuxième)
1)Quand le théâtre est-il né ? Quelles sont ses fonctions au fil des siècles ?
2)Comment Racine représente-t-il la mort d’Hippolyte dans Phèdre ? Comment s’y prend-il pour en présenter la violence au public ?
3)En quoi la Médée d’Anouilh est-elle moderne ?
4)En quoi le personnage d’Ubu est-il monstrueux ? Comment Jarry le met-il en scène ?
5)Quelles sont les différentes manières de mettre en scène la violence ?
6)Pourquoi représenter la violence sur scène ?
7)Quelles peuvent être les fonctions d’un objet sur scène ?
8)Qu’est-ce qu’un personnage tragique ? Quels sont les buts d’une tragédie ?
9)Comment Lassalle met-il en scène Médée ?
10)Doc complémentaires : comment est représenté Ubu dans ces documents ? Qu’est-ce que cela dit de lui ?
11)Quelle est la fonction et quel est le travail d’un metteur en scène ?
12)Qu’est-ce que l’illusion théâtrale ? la distanciation ?
13)Qu’est-ce que la catharsis ?
14)Quels sont les genres dramatiques que vous avez étudiés ? Quels sont les registres qui y sont traditionnellement associés ?
15)Le théâtre peut-il être une arme de dénonciation efficace ? Pourquoi ?
16)Etre capable de parler de Racine, de Jarry, d’Anouilh et du contexte d’écriture.
> Lecture cursive
1)Résumez en une dizaine de lignes la pièce que vous avez lue.
2)Comment se manifeste la violence et/ou la monstruosité dans cette pièce ? A quoi sert-elle ?
II- Le Misanthrope
1)Qu’est-ce qu’un misanthrope ? Comment Molière explique-t-il ce caractère ? Comment ce caractère se manifeste-t-il sur scène ?
2)Comment apparaît Célimène dans la scène des portraits ? Quelles sont les fonctions d’une telle scène ?
3)En quoi le dénouement est-il original ?
4)Que disent les images de la pièce étudiée ?
5)Qu’est-ce qu’un moraliste au XVIIème siècle ? Quel style adopte-t-il ? En quoi Molière fait-il œuvre de moraliste dans cette pièce ?
6)Qu’est-ce qu’un honnête homme au XVIIème siècle ? En quoi la pièce met-elle en scène cette problématique ?
7)De quelles manières peut-on interpréter le personnage d’Alceste ? celui de Célimène ?
8)Quels sont les registres développés dans cette pièce ?
9)Qu’est-ce qu’une satire ?
10)Pièce vue : racontez "Molière, mais que diable allait-il faire dans cette galère" (compagnie du hasard). Quels sont les enjeux de cette pièce ? Quels sont les choix de mise en scène ? Que dit-on du XVIIème siècle et du théâtre dans cette pièce ?
11)Être capable de parler de Molière et du contexte d’écriture.
> Lecture cursive
1) Résumez en une dizaine de lignes la pièce que vous avez lue.
2) Quels en sont les enjeux ?
I- Violence et monstruosité au théâtre
(de nombreuses questions posées dans cette première partie peuvent être reprises dans la deuxième)
1)Quand le théâtre est-il né ? Quelles sont ses fonctions au fil des siècles ?
2)Comment Racine représente-t-il la mort d’Hippolyte dans Phèdre ? Comment s’y prend-il pour en présenter la violence au public ?
3)En quoi la Médée d’Anouilh est-elle moderne ?
4)En quoi le personnage d’Ubu est-il monstrueux ? Comment Jarry le met-il en scène ?
5)Quelles sont les différentes manières de mettre en scène la violence ?
6)Pourquoi représenter la violence sur scène ?
7)Quelles peuvent être les fonctions d’un objet sur scène ?
8)Qu’est-ce qu’un personnage tragique ? Quels sont les buts d’une tragédie ?
9)Comment Lassalle met-il en scène Médée ?
10)Doc complémentaires : comment est représenté Ubu dans ces documents ? Qu’est-ce que cela dit de lui ?
11)Quelle est la fonction et quel est le travail d’un metteur en scène ?
12)Qu’est-ce que l’illusion théâtrale ? la distanciation ?
13)Qu’est-ce que la catharsis ?
14)Quels sont les genres dramatiques que vous avez étudiés ? Quels sont les registres qui y sont traditionnellement associés ?
15)Le théâtre peut-il être une arme de dénonciation efficace ? Pourquoi ?
16)Etre capable de parler de Racine, de Jarry, d’Anouilh et du contexte d’écriture.
> Lecture cursive
1)Résumez en une dizaine de lignes la pièce que vous avez lue.
2)Comment se manifeste la violence et/ou la monstruosité dans cette pièce ? A quoi sert-elle ?
II- Le Misanthrope
1)Qu’est-ce qu’un misanthrope ? Comment Molière explique-t-il ce caractère ? Comment ce caractère se manifeste-t-il sur scène ?
2)Comment apparaît Célimène dans la scène des portraits ? Quelles sont les fonctions d’une telle scène ?
3)En quoi le dénouement est-il original ?
4)Que disent les images de la pièce étudiée ?
5)Qu’est-ce qu’un moraliste au XVIIème siècle ? Quel style adopte-t-il ? En quoi Molière fait-il œuvre de moraliste dans cette pièce ?
6)Qu’est-ce qu’un honnête homme au XVIIème siècle ? En quoi la pièce met-elle en scène cette problématique ?
7)De quelles manières peut-on interpréter le personnage d’Alceste ? celui de Célimène ?
8)Quels sont les registres développés dans cette pièce ?
9)Qu’est-ce qu’une satire ?
10)Pièce vue : racontez "Molière, mais que diable allait-il faire dans cette galère" (compagnie du hasard). Quels sont les enjeux de cette pièce ? Quels sont les choix de mise en scène ? Que dit-on du XVIIème siècle et du théâtre dans cette pièce ?
11)Être capable de parler de Molière et du contexte d’écriture.
> Lecture cursive
1) Résumez en une dizaine de lignes la pièce que vous avez lue.
2) Quels en sont les enjeux ?
vendredi 12 mars 2010
une question sur les poèmes en prose
Halima m'a posé la question suivante : en quoi les textes en prose sont-ils poétiques?
Ma réponse:
Il y a plusieurs choses à observer:
- l'expression personnelle du poète face au monde :
. les marques du lyrisme (le "je", les sentiments personnels).
. la manière d'envisager le monde. Cela passe par plusieurs thèmes, considérés comme poétiques : l'amour, la mort, la beauté, le rêve, l'évasion, etc.
. une vision particulière du monde : le monde est habité par l'imagination du poète, il peut ainsi s'animer, se métamorphoser ou devenir le support d'une rêverie.
- du coup cela implique un langage particulier pour dire ce rapport au monde:
. le choix d'un vocabulaire particulier.
. le choix d'images : métaphores, comparaisons, personnifications, etc.
. le choix d'une musicalité : les rythmes, les répétitions, les anaphores, les rutpures de phrases, etc.
. un environnement sonore (toujours la musicalité) : les sons (allitérations, assonances).
Ma réponse:
Il y a plusieurs choses à observer:
- l'expression personnelle du poète face au monde :
. les marques du lyrisme (le "je", les sentiments personnels).
. la manière d'envisager le monde. Cela passe par plusieurs thèmes, considérés comme poétiques : l'amour, la mort, la beauté, le rêve, l'évasion, etc.
. une vision particulière du monde : le monde est habité par l'imagination du poète, il peut ainsi s'animer, se métamorphoser ou devenir le support d'une rêverie.
- du coup cela implique un langage particulier pour dire ce rapport au monde:
. le choix d'un vocabulaire particulier.
. le choix d'images : métaphores, comparaisons, personnifications, etc.
. le choix d'une musicalité : les rythmes, les répétitions, les anaphores, les rutpures de phrases, etc.
. un environnement sonore (toujours la musicalité) : les sons (allitérations, assonances).
dimanche 7 mars 2010
"Aujourd'hui", c'est quoi?
J'ai proposé à quelques uns d'entre vous un sujet d'invention sur "la nécessité (ou non) de la poésie aujourd'hui".
Un mot du sujet vous a souvent échappé : "aujourd'hui". Que recoupe-t-il? Quels éléments pouvez-vous mettre en avant?
Un mot du sujet vous a souvent échappé : "aujourd'hui". Que recoupe-t-il? Quels éléments pouvez-vous mettre en avant?
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